ACTUALITÉ MONDIALE: Hé Charlie, peut-on rire de tout ?

Hé Charlie, peut-on rire de tout ?

Hé Charlie, peut-on rire de tout ?

par Cedric – Yohan

L’ultime caricature de Charb fut sans doute la meilleure de sa carrière. Car prophétique. Alors, ça fait comment quand les mercenaires de Mohamed-sala-Allah ‘alih-wa-salam viennent présenter leurs voeux ? À mourir de rire.

Il y a comme un vent de colère qui anime ce début d’année 2015. Certains l’expriment avec lyrisme, d’autres à la kalachnikov ! Rien n’est anodin en diktacratie
Mais, il paraît que Dieu pardonne toutes les haines, même les pires insultes proférées à son encontre. Quoique, pour être sauvé, encore faut-il lui balancer du lourd, du censé, du sincère, et pas de bêtes et méchantes calomnies pour les seuls plaisirs de choquer et rameuter le troupeau…
Quand la caricature se travestit en insulte, la liberté d’expression devient une déclaration de guerre. Et la guerre c’est tout un art ! Demandez à ceux qui s’y sont déjà véritablement frottés ! Quel imbécile irait remplacer ses cartouches par des crayons pour vaincre son ennemi ?

On récolte ce que l’on sème. Il n’y a pas de hasard… Si la « Haine » s’est abattue mercredi dans les locaux de Charlie Hebdo par les rafales Kouachienne, c’est que notre patrie des droits de l’homme n’est pas la terre d’accueil qu’elle prétend être. En effet, depuis quelques décennies l’islam en France a été sciemment parqué dans des rabiots urbains, laissant ainsi nos arrogances laïques prospérer jusqu’à convertir en colère les frustrations de certains musulmans. Quel gouvernement a su conjuguer vertus républicaines et probité islamique ? Était-ce d’ailleurs possible ? Mais là n’était pas leur préoccupation. Pour maintenir leur pouvoir, nos dirigeants ont toujours su profiter du bétail à disposition. Le pire, c’est que celui-ci, ils l’ont laissé croupir dans des pâturages racailleux… Ou comment inoculer la rage à un mouton.

Quelle ironie ! Nous élisons des bergers mijotant un système, où la misère des uns assure la richesse des autres, sans nous soucier une seconde des conséquences que cela pourrait avoir le jour où la balance se déséquilibrerait quelque peu… Rien de tels que propagandes et spectacles pour anesthésier un peuple cloîtré dans ses illusoires conforts ! Quelle meilleure garantie que notre servitude volontaire pour fomenter l’oligarchie ! Mais gare au virus, car le système n’est pas infaillible, surtout quand il abuse de ses apanages. Alors, on peut toujours s’indigner en choeur – au nom de la liberté, un comble ! – pour rappeler que l’homme se revendique toujours du bien quand il subit le mal, il n’empêche que ce mal, c’est nous qui l’avons occasionné en érigeant ceux ne faisant jamais rien pour l’éradiquer. Au final, c’est un peu comme si c’était nous qui avions appuyé sur la gâchette. Une sorte de hara-kiri… diktacratique !

Notons aussi qu’en matière de barbarie nous n’avons rien à envier, ni au djihad, ni à qui que ce soit. La notre est certes plus sournoise, moins frontale, mais ô combien plus efficace et expéditive ! Qui pour ne pas avoir en tête les différents théâtres de guerre qu’a engendrée la politique étrangère de nos gouvernements ? Une Libye mise à feu et à sang par les cyniques Sarkozy et BHL. Une Syrie barbarisée à la grâce de « rebelles pour la liberté » devenus depuis les pourfendeurs de l’occident. L’indignation désarmée de nos représentants face aux tonnerres d’aciers déversés sur les gazaouis… Le Mali, la Centrafrique, l’Afghanistan… Et que dire de Barack ou de Netanyahu ? Des Hauts criminels de guerre s’employant inlassablement à bombarder au nom de la paix et de la démocratie ! Rien à voir donc avec ces fanatiques qui tuent au nom de dieu… À ceci prêt que ces abstractions sont, en définitives, biens opportunes pour faire la guerre et tenter d’étendre son empire !
L’avantage, c’est que là bas, les déflagrations, les hurlements, on ne les entend pas. Les mares de sang ne coulent pas jusqu’à nos pieds, c’est propre, c’est loin, quasi irréel. Ici, en plein coeur de notre belle capitale, un massacre !?!… Hum, ça change la donne… ça fait mal, putain… les corps sont sincèrement ébranlés… pour les plus sensibles jusqu’aux tréfonds de leurs viscères ! Les détonations ont presque sifflé dans nos oreilles ; les cris, les peurs résonnent encore dans le brouillard citadin ; l’odeur du sang a sérieusement bousculé nos désinvoltures, comme un parfum de terreur inhibant nos ivresses, comme un rappel tragique qu’il n’y a d’innocents nulle part…

C’est certain, dans la course à l’Olympe, le prophète Mohamed a perdu de nombreux points face à ses confrères Moïse et Jésus. Même si certains affirment au contraire qu’il en a gagné ! L’avenir nous le dira… Toujours est-il qu’il reste aussi une poignée de furieux cherchant encore ailleurs à qui profite ce crime. Ils vont jusqu’à suggérer que c’est notre gouvernement qui aurait le plus à y gagner. Ca paraît quand même incroyable. Mais après tout…

Merci à: diktacratie

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