Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le pétrole (abiotique) – 2ème partie –

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Par Dr. J.F. Kenney

De l’académie des sciences de Russie, Institut de physique planétaire, Moscou et de Gas Resources Corporation, Houston, Texas, USA

 

~ Url de l’article original:

http://www.gasresources.net/introduction.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les articles présentés ici introduisent sous des perspectives différentes la théorie russo-ukrainienne moderne de l’origine profonde abiotique du pétrole. Parce que ce sujet n’est pas usuel pour ceux vivant en dehors de l’ex- Union Soviétique, il convient ici d’en faire un bref résumé concernant sa génèse et son histoire.

1.    L’essence de la théorie russo-ukrainienne moderne de l’origine profonde et abiotique du pétrole.

Elle constitue un corps de connaissances très étendu qui couvre les sujets de la génèse chimique des molécules d’hydrocarbones qui comprennent le pétrole naturel, les processus physiques qui déterminent leur concentration terrestre, les processus dynamiques des mouvements de ce matériau dans les réservoirs géologiques pétroliers, l’endroit et la production économique des produits pétrolifères. La théorie moderne russo-ukrainienne de l’origine profonde et abiotique du pétrole reconnait que le pétrole est un matériau primordial d’origine profonde qui a subi des éruptions dans la croûte terrestre. Brièvement et sans ambage, le pétrole n’est pas un “produit fossile” et n’a aucune relation intrinsèque avec les dinosaures morts (ou autres détritus biologiques) “dans les sédiments” (ou nulle part ailleurs).

Cette théorie russo-ukrainienne moderne est fondée sur un raisonnement scientifique rigoureux, en accord avec les lois de la physique et de la chimie, ainsi qu’avec des observations géologiques extensives; elle demeure strictement dans le giron de la physique et de la chimie dite classique, desquelles elle tire sa provenance. La vaste majorité de la théorie de l’origine profonde et abiotique du pétrole provient des sciences de la chimie et de la thermodynamique, ainsi que tout autre chose se doit de le faire. En ce sens, la science pétrolière moderne russo-ukrainienne est en fort contraste avec ce que le domaine de la géologie fait souvent passer pour des “théories” en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis.

Il sera expliqué dans les articles contenus ici, que le pétrole n’a aucune association intrinsèque avec un matériau biologique. Les seule molécules d’hydrocarbones qui font exception à cette règle sont les molécules de méthane, l’espèce d’alcane d’hydrocarbone au moindre potentiel chimique de tous les hydrocarbones et de manière moindre, l’éthène, l’alcane à moindre potentiel chimique des séries moléculaires homologues. Seul le méthane possède une stabilité thermodynamique au régime de pression et de température régnant près de la surface de la croûte terrestre et ainsi peut parfaitement être créé spontanément dans ces conditions, comme cela est du reste souvent observé avec les phénomènes des gaz de marécages ou d’égoûts. Quoi qu’il en soit, le méthane est pratiquement la seule molécule d’hydrocarbone qui possède cette caractéristique dans un tel environnement thermodynamique, presque toutes les autres molécules d’hydrocarbones réduites, à l’exception seulement des plus légères, sont des polymorphes à haute pression du système hydrogène-carbone. La génèse spontanée des hydrocarbones plus lourds, qui comprennent le pétrole naturel ne peut se produire qu’à des régimes de haute pression de l’ordre du multi-kilobar, comme cela sera démontré dans les articles suivants (NdT: ces articles se trouvent tous sur le site du Professeur Kenney: http://gasresources.net )

2.    Le commencement historique de la science pétrolière, avec une touche d’ironie:

Nous pouvons considérer que l’histoire de la science du pétrole a vu le jour en 1757, année durant laquelle le grand savant russe Mikhailo V. Lomonosov énonça l’hypothèse que le pétrole pourrait provenir de détritus biologiques. Appliquant les techniques d’observation rudimentaires à l’époque et leur corollaire de capacité analytique limitée, Lomonosov fit l’hypothèse que “l’huile de roche (pétrole brut) provenait de la décomposition d’êtres vivants marins et d’autres animaux, qui se sont retrouvés enfouis dans les sédiments et qui après un laps de temps très long passé sous une certaine influence de chaleur et de pression, se transformaient en “huile de roche”. Ceci représente la science descriptive pratiquée par Lomonosov et Linnaeus au XVIIIème siècle.

Il fallut attendre le XIXème siècle pour que deux scientifiques rejettent l’hypothèse de Lomonosov, en les personnes du célèbre géologiste et naturaliste allemand Alexander Von Humbolt et le chimiste français Louis-Joseph Gay-Lussac, qui ensemble énoncèrent une proposition faisant état du pétrole comme étant un matériau primordial éruptant de grandes profondeurs et qui n’était pas connecté avec la matière biologique que l’on trouve près de la surface terrestre. Ainsi les deux idées furent délivrées par des gens au pédigré prestigieux: la fausse notion biologique a été avancée par le grand savant russe de son époque et la proposition abiotique, un demi-siècle plus tard, par respectivement deux des plus grands scientifiques allemand et français.

Historiquement, la première répudiation scientifique de l’hypothèse de Lomonosov du pétrole ayant une origine biotique, vint de chimiste et de thermodynamicien. Avec le développement constant de la chimie pendant le XIXème siècle et surtout après l’énoncée de la seconde loi de la thermodynamique par Clausius en 1850, l’hypothèse biotique de Lomonosov fut inévitablement attaquée.

Le grand chimiste français en particulier, Marcelin Berthelot, moucha l’hypothèse de l’origine biotique du pétrole. Berthelot fit en premier lieu toute une série d’expériences qui impliquaient entr’autre, une série de ce qui est appelé aujourd’hui de réactions de Kolbe et démontra la création de pétrole en dissolvant de l’acier dans un acide puissant. Il produisit une suite de n-alcanes et mit en évidence que ceci se produisit en absence totale de quelque molécule biologique que ce soit dans le processus. Les recherches de Berthelot furent par la suite étendues et continuées par d’autres scientifiques comme Biasson et Sokolov, tous observèrent des résultats similaires et conclurent que le pétrole n’etait pas connecté à la matière organique.

Dans le dernier quart du XIXème siècle, le grand chimiste russe Dimitri Mendeleev examina également et rejetta l’hypothèse de Lomonosov d’une origine biotique du pétrole. Mais, en contraste avec Berthelot qui n’avait offert aucune suggestion quant à l’origine du pétrole, Mendeleev fit clairement état que le pétrole était un élément primordial éruptant de grande profondeur. Avec une anticipation extraordinaire, Mendeleev fit l’hypothèse qu’il existait des structures géologiques qu’il appelait “des failles profondes” et correctement identifia des endroits faibles dans la croûte terrestre par où le pétrole pouvait voyager depuis les profondeurs. Après avoir fait cette hypothèse, Mendeleev fut abusivement critiqué par les géologues de l’époque dans la mesure où aucune notion de “failles profondes” n’existait alors. Aujourd’hui bien sûr, une compréhension scientifique des poussées tectoniques serait impossible sans la connaissance de ces failles profondes.

3.    L’énoncé et le développement de la science pétrolière moderne.

L’élan pour le développement de la science pétrolière moderne survint peu après la fin de la seconde guerre mondiale et fut propulsé par la reconnaissance par le gouvernement de l’URSS de l’importance cruciale du pétrole dans la guerre moderne. En 1947, l’URSS avait très peu de réserves de pétrole d’après les estimations de ses experts en la matière et dont l’essentiel reposait dans les larges champs pétroliers de la région de la péninsule d’Abseron, près de la ville de Bakou sur la Mer Caspienne, dans ce qui est aujourd’hui l’Azerbaïdjan. A cette époque, les champs pétroliers près de Bakou étaient dits presque à sec et proche du tarissement. Pendant la seconde guerre mondiale, les soviétiques avaient occupés les deux provinces du nord de l’Iran; en 1946, le gouvernement britannique força les soviétiques à quitter l’endroit. Dès 1947, les soviétiques surent que ni les Américains, ni les Britanniques, ni les Français, ne les laisseraient opérer au Moyen-Orient, ni dans les zones productrices de pétrole d’Afrique, ni d’Indonésie, ni de Birmanie, ni de Malaisie, ni de tout endroit en extrême-orient ou en Amérique du sud. Le gouvernement soviétique réalisa alors que de nouvelles réserves de pétrole se devaient d’être découvertes er développées au sein même de l’URSS.

C’est alors que l’URSS initia un programme du genre de celui du “Manhattan Project” aux Etats-Unis, auquel il fut demandé d’étudier avec la plus haute priorité tous les aspects liés au pétrole, de déterminer ses origines, de savoir comment les réserves se forment et d’être sûr de savoir ce qui serait la ou les méthodes les plus sûres pour son exploration et son exploitation. A cet époque l’URSS bénéficiait d’un excellent système éducatif, héritage de la révolution de 1917. La communauté du pétrole avait à cette époque presque deux générations d’hommes et de femmes, hautement éduqués, scientifiquement compétents, prêts à prendre en compte la tâche d’analyser l’origine du pétrole. La science pétrolière moderne s’ensuivit dans les cinq ans.

En 1951, la théorie russo-ukrainienne de l’origine profonde et abiotique du pétrole fut pour la première fois énoncée par Nikolai A. Kudryavtsev au congrès pétrolier de l’Union. Kudryavtsev analysa en détail l’hypothèse d’une origine biotique du pétrole et mit en évidence les erreurs associées avec cette hypothèse. Kudryavtsev fut bientôt rejoint par un bon nombre de géologues russes et ukrainiens, où figuraient parmi les premiers les professeurs P.N. Kropotkin, K.A. Shakhvarstova, G.N. Dolenko, V.F. Linetskii, V.B Porfir’yev et K.A. Anikiev.

Durant la première décennie de son existence, la théorie moderne des origines du pétrole fut sujette à une opposition et controverse intenses. Entre les années 1951 et 1965, sous le leadership de Kudryatsev et Porfir’yev, un nombre croissant de géologues publièrent des articles scientifiques démontrant les erreurs et les inconsistances inhérentes à “l’ancienne hypothèse de l’origine biotique”. Après la première décennie de la théorie moderne, l’obsolescence de l’hypothèse du XVIIIème siècle de la théorie de l’origine du pétrole qui disait que le pétrole provenait de détritus biologiques décomposés dans les couches sédimentaires près de la surface terrestre, fut démontrée, la théorie de Lomonosov discréditée, et la théorie moderne fermement établie.

Un point très important à mentionner est que la théorie moderne russo-ukrainienne de l’origine profonde abiotique du pétrole fut dès l’origine, une théorie émanant de géologues. Kudryatsvev, Porfir’yev, Kropotkin, Dolenko et les développeurs de la théorie étaient tous des géologues. Leurs démonstrations étaient donc nécessairement celles de géologues, développées au travers de nombreuses observations, et l’ensemble des données fut organisé en un système, défendu avec persuasion.

Par contraste, la pratique de la science moderne générale et en particulier la physique et la chimie, implique un minimum d’observation et de données et applique seulement un minimum de lois physiques, exprimées inévitablement sous forme mathématique et défendues par contrainte. Cette preuve prédictive des déclarations des géologues pour la théorie moderne de l’origine profonde abiotique du pétrole a dû attendre près d’un demi-siècle, car ceci avait besoin non seulement du développement de la mécanique quantique moderne mais aussi celui d’une théorie multi-fonction et l’application de la géométrie statistique pour l’analyse des fluides denses et d’une théorie de particule réduite (NdT: “designated scaled particle theory” en anglais dans le texte original)

4.    L’organisation de ces articles

Les articles collectés et exposés dans ce site internet public sont organisés en plusieurs catégories et sous-catégories: les principales catégories sont les publications scientifiques, les publications économiques, et les essais socio-politiques. L’organisation du site ne suit pas l’ordre chronologique du développement de la théorie moderne russo-ukrainienne de l’origine propfonde et abiotique du pétrole mais les arrange suivant les différents aspects de la science pétrolière moderne.

Un certain nombre de ces articles furent présentés à la conférence internationale sur la production pétrolière en sous-sol cristallin, qui s’est tenu à Kazan en Russie en Juin 2001 en célébration du cinquantième anniversaire de la théorie énonée par Kudryatsev.

4.1  Les articles scientifiques et techniques

Les publication scientifiques sont divisées en deux sets d’articles. Le premier set étant ceux avec une fondation scientifique solide sur laquelle repose la théorie moderne de la science pétrolière; le second set faisant part des applications de cette science moderne à l’exploration et à l’exploitation du pétrole en accord avec la théorie.

Dans la première sub-section se trouvent plusieurs articles qui concernent directement la thermodynamique statistique de l’évolution des molécules d’hydrocarbones et l’origine du pétrole. Le premier article de cette section analyse les contraintes de l’irréversibilité  sur l’évolution du système hydrogène-carbone [H-C] comme déterminé par la seconde loi de la thermodynamique. Dans cet article, le formalisme de la thermodynamique moderne est appliqué librement et l’impossibilité de la génèse spontannée d’hydrocarbones plus lourds que le méthane dans des régimes de température et de pression régnant proche de la surface de la croûte terrestre y est stipulée. Un article successif analyse et réfute les “preuves” pour une origine biotique du pétrole comme couramment énoncées dans les livres références typiques britanniques et américains couvrant la géologie pétrolière, tels par exemples les “biomarqueurs”, l’observation de l’activité optique, la petite différence dans l’abondance des molécules linéaires avec leur nombre paire ou impaire d’atomes de carbone, la présence de porphyrines, etc. Les revendications que chacun de ces éléments sont des preuves de l’origine biotique du pétrole y sont réfutées par des preuves non discutées publiées dans des journaux scientifiques de premiere classe, parfois même depuis plus de trente ans. Les revendications perpétuelles de ces erreurs flagrantes comme “preuves” de l’origine biotique du pétrole sont reconnus comme étant une fraude. Un article décrit une analyse très récente de la stabilité thermodynamique dy système hydrogène-carbone (mettre le lien sur les mots) dans des circonstances les plus favorables à la formation d’hydrocarbones et montre que les hydrocarbones dont le pétrole naturel, ne peuvent pas évoluer spontanément à des pressions moins élevées qu’approximativement 30kbar, pressions qui ne correspondent qu’à des pressions régnant dans le manteau terrestre. En second lieu, cet article décrit la démonstration expérimentale de ces prédictions théoriques avancées, où du marbre solide de laboratoire (CaCO3), de l’oxyde de fer (FeO), mouillés à l’aide d’une eau triplement distillée, ont été soumis à des pressions allant jusqu’à 50 kbar et des températures de 2000 o C. Sans aucune contribution hydrocarbonée ni de détritus biologiques, le système CaCO3-FeO-H2O génère spontanément et à des pressions prédites théoriquement au préalable, une suite d’hydrocarbones caractéristique du pétrole naturel.

4.2  Les publications économiques

Le second groupe d’articles se consacre aux sujets importants connectés avec les conséquences économiques que la science moderne pétrolière russo-ukrainienne implique. Dans ces articles, sont analysés à la fois quelques unes des fables économiques qui ont été traditionnellement adjointe à l’erreur qui dit que le pétrole est une “sorte de carburant fossile” (comme la théorie qui prédit que la race humaine va épuiser les ressources de pétrole naturel), pour la raison supposée que le pétrole dérive de détritus biologiques, bien que ce concept soit en violation directe des lois de la thermodynamique chimique.

4.3  Les essais socio-politiques

Le troisième groupe d’articles analyse les divers aspects sociologiques et politiques liés à la théorie moderne de la science pétrolière russo-ukrainienne de l’origine profonde et abiotique du pétrole; ces aspects ont trop souvent empêché personnes et gouvernements aux Etats-Unis et en occident d’apprendre de quoi il retourne. Dans cette section se trouve des exemples de quelques efforts publiés pour discréditer la théorie moderne russo-ukrainienne de la science pétrolière. Cette théorie abiotique est extraordinaire en bien des points, incluant le fait bizarre et les circonstances qui ont menées à des tentatives de plagiarisme scientifique. Ces tentatives de plagiarisme sont également adressées dans cette section.

Source: Resistance71

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