Histoire et propagande… Pour une réappropriation populaire de l’histoire ~ 1ère partie ~

Vendre le passé

Les dangers du financement extérieur dans la recherche historique

 Michael Pinto-Duschinsky

Est-il déontologique pour des historiens d’accepter d’être rémunérés par des grandes entreprises, banques ou autres agences gouvernementales dont les expériences passées sont les sujets de leur travaux de recherche ? Ce défi à l’intégrité académique pose problème surtout quand dans le même temps ces compagnies allemandes sont confrontées à des actions en justice aux Etats-Unis, menées par les commissions historiques sur l’Holocauste, pour exploitation esclavagiste des travailleurs et pour pillage pendant les années de guerre. Les problèmes éthiques deviennent plus grands encore quand – comme c’est le cas – les entreprises elles-mêmes choisissent, paient et donnent un accès exclusif à leurs archives à des commissions  » indépendantes  » d’historiens. Mais le pouvoir de l’argent a de plus vastes effets dans la manière dont est étudiée, enseignée et publiée l’histoire. Traditionnellement, l’histoire de la guerre était écrite par les nations victorieuses. Le débat sur la mémoire collective n’est maintenant plus gagné par les vainqueurs. Fréquemment, il est écrit en faveur de ceux qui sont les plus influents ou en faveur de ceux qui ont le plus de motivations à fournir leur vision de l’histoire.

La campagne des grandes entreprises allemandes afin de protéger leurs employés des plaintes pour crime de guerre visant à justifier leur participation à la solution finale, commença dès 1946. Avec ces fonds corporatistes, un travail d’archives a été mis en place à l’Université de Göttingen ; l’objectif déclaré :  » L’accumulation de documents légaux, historiques et politiques qui pourraient aider à la réhabilitation des industriels allemands chez eux et à l’étranger. « (voir l’essai de Jonathan Wiesen  » Overcoming nazism : Big business, public relations and the politics of memory  » in Central European History, 1996, 206). Juste après cela, quand trois séries de procès d’industriels furent menés à Nuremberg, d’actifs efforts de relations publiques ont été organisé aux Etats-Unis. Même si les anciens membres de Flick, Krupp et I.G. Farben étaient en geôle, le lobbying permit leur relaxe anticipée et leur réhabilitation. D’autres figures du monde des affaires comme Hermann Abs, de la Deutsche Bank, échappèrent de peu aux poursuites, grâce aux Alliés qui souhaitaient utiliser l’industrie allemande pour combattre le camp soviétique dans le contexte de la Guerre Froide.

En ayant évité les poursuites criminelles à l’Ouest, Abs usa de sa position de négociateur auprès de Konrad Adenauer pour assurer, dans le London Debt Settlement de 1953, que les anciens travailleurs-esclaves auraient un minimum de droits pour réclamer une compensation aux entreprises qui les avaient opprimés. Quand les principales entreprises allemandes devaient se soumettre sous la pression politique (émanant la plupart du temps de groupes de pression américains), ils répondaient parfois en versant volontairement quelque argent à leurs anciennes victimes, paiements plus symboliques qu’importants. En 1985, un scandale de corruption conduisit à la poursuite du Flick et concerna la Deutsche Bank pour un montant de 5 millions de DM. Craignant des effets déstabilisateurs sur le marché des échanges de New-York, la Deutsche Bank accepta de payer un total de 5 millions de DM (soit environ 15 millions de francs) à de petits groupes d’anciens esclaves de chez Flick. Ce qui représente 1%0 du prix de revient.

En dépit du misérable montant de compensation, d’autres grandes entreprises ont senti qu’elles pourraient à leur tour être harcelées par leurs ex-travailleurs-esclaves. Volkswagen démarcha un des plus importants historiens allemands, Hans Mommsem, pour écrire un compte-rendu de ses souvenirs de guerre. Dans le même temps, une équipe de la  » société pour l’histoire des affaires  » produisit un volume en 1986 pour marquer le centenaire de Daimler-Benz. Comme le rapportait Michael Burleigh dans le numéro de novembre 1992 d’History today, l’équipe avait promis dans un mémo confidentiel de montrer qu’en ce qui concerne l’automobile, elle avait  » soutenue le régime nazi de manière incontournable pour une entreprise de cette importance « .

Parmi les critiques des chercheurs les plus radicaux, le fait que Daimler-Benz donna fréquemment à cette équipe d’historiens officiels un accès privilégié à ses sources.

L’histoire officielle de Volkswagen causa un scandale encore plus important. Sa publication prit dix ans. Le délai eu pour effet de prescrire l’accès aux archives de VW et de voir de nombreuses ex-victimes mourir. Evidemment, VW utilisa le rapport intérimaire de Mommsen afin de justifier son refus de verser un quelconque paiement individuel à ses anciens travailleurs-esclaves. L’historien afficha son accord, en partie parce que ses recherches avaient échouées dans la quête des  » noms et adresses  » des  » armées de réserve  » et parce que les ressources de l’industrie allemande étaient  » limitées « .

Lorsque le livre de Mommsen fut finalement publié en 1996, il avait été quelque peu revu. Quelques radicaux le condamnèrent comme étant une sauce immonde. Le résultat sur les atrocités de l’entreprise- » ferme d’enfants  » de Rühen était critiqué. Des centaines de nouveau-nés moururent juste après avoir été séparés de leur mère lorsqu’elles étaient réquisitionnées pour poursuivre leur travail. L’analyse de Mommsen adopte assez largement la position adoptée antérieurement par la défense lors des procès de crimes de guerre ; les juges anglais avaient rejeté la thèse selon laquelle les victimes étaient mortes suite à des épidémies, mais plutôt suite aux traitements des docteurs nazis employés par VW. Aussi, le rapport de Mommsen affirmant que les travailleurs étrangers de VW avaient constitué durant la guerre une  » société multiculturelle  » diverge considérablement des résultats donnés dans l’action de classe contre VW qui avait été mis à jour aux Etats-Unis par le juriste Mel Weiss.

Les pressions sur les banques allemandes, les compagnies d’assurance et les industries ont augmenté de concert avec les révélations sur l’or des nazis découvert dans les banques suisses. Le récent accord selon lequel les banques suisses s’apprêtaient à verser une compensation de près de 7 milliards de francs aux victimes de l’Holocauste, a ravivé l’espoir d’un plus large règlement de la part des milieux d’affaire allemands. Les compagnies et les banques ont communément répondu en désignant des historiens officiels. Cette tactique leur a permis de gagner du temps et permis de prétexter que les chercheurs indépendants n’auraient pas accès à leurs archives.

Degussa, la compagnie impliquée dans le vol des couronnes en or des juifs gazés dans les camps de la mort nazis, comme le rapporte le Times du 25 août 1998, aurait barré l’accès à un chercheur indépendant, Hersch Fischler, qui désirait en savoir plus après avoir découvert des détails sur l’implication de l’entreprise durant cet horrible procès. Degussa  » autorisa d’autres historiens à débuter leurs recherche, mais précisa que les résultats ne seraient pas connus avant la fin 1999. «

La Dressner Bank et la Deutsch Bank, auxquelles il avait été enjoint de verser un dédommagement d’un montant de 18 milliards de dollars suite à des plaintes déposées aux Etats-Unis pour leur participation à des présumées activités de guerre, ont elles aussi initié des recherches historiques. La Deutsch Bank a reconnu ces relations avec ces historiens :

        Les accords conclus entre la Deutsch Bank et les historiens sont confidentiels. Cela confère des honoraires, des rencontres avec la commission et des protocoles… La Deutsch Bank réserve ses droits de décider quels chercheurs sont accrédités pour avoir accès aux documents d’Abs… La banque décide aussi quels seront les Professeurs qui feront partie de cette commission et qui prépareront les études détaillées.

En dépit de cela, les résultats intermédiaires de la recherche sur l’implication de la Deutsch Bank dans l’affaire de  » l’or des nazis « , publiés à la fin juillet, allèrent considérablement plus loin qu’auparavant dans la connaissance des pratiques coupables et dans la reconnaissance finale de ce qui était patent pour des chercheurs extérieurs depuis des années – ce qu’Abs (le directeur principalement responsable des opérations de la banque dans les territoires occupés par les nazis) devait avoir en mémoire, malgré le manque de preuves visuelles.

Cette dernière étude , conduite par cinq historiens renommés des principales universités anglaises, allemandes, israéliennes et américaines, illustre néanmoins les problèmes du sponsoring dans ce type de recherche. Premièrement, leur travail était largement fondé sur des archives de la banque elle-même. Déjà les officiels de la banque avaient intérêt, voyant que la guerre touchait à sa fin, d’éliminer les dossiers ; ils avaient de grandes opportunités de détruire ou d’annuler les preuves embarrassantes des cinquante dernières années. De ce fait, il n’était pas surprenant que les preuves à charge, relatives aux activités de guerre de la Deutsche Bank, du Credit Ansalt de Vienne, n’émergèrent qu’après que furent menées des recherches parallèles suite au rapport des historiens officiels de la Deutsche Bank.

Deuxièmement, l’étude de 1998 sur le rôle de la Deutsche Bank dans  » l’or des nazis  » souligne des éléments clés d’un précédent volume officiel publiés en 1995. Au regard de l’imbrication entre les chercheurs impliqués dans les projets de 1995 et 1998, il est difficile de fournir une explication. Si l’histoire officielle de 1995, rédigée par cinq historiens faisant autorité et approuvée par un comité de douze autres historiens, a été jugée respectable par les plaignants, comment expliquer ces derniers revirements dans l’interprétation ? Pourquoi l’information concernant les échanges de l’or des nazis entre banques ne fut-elle pas reportée en 1995 ? Les conclusions centrales, comme l’implication de la banque dans la construction d’Auschwitz, son rôle majeur au sein du cercle des amis d’Himmler, les dix années omises par Abs des crimes de guerre commis à Zagreb en 1945, et le fait qu’Abs ait été placé sur les listes des suspects comme criminel nazi, ont été au total atténuées ou ignorées dans les 967 pages du volume de 1995.

Comme indication des priorités de ce récit officiel et indépendant, la présence d’Abs sur l’organigramme de I.G. Farben durant la guerre ne tient qu’en six lignes. C’était à cette époque qu’I.G. Farben, qui était principalement financé par la Deutsche Bank, construisit la tristement célèbre notoriété du camp de travailleurs-esclaves de Buna. Primo Levi en fut l’un des heureux survivants. Des milliers de personnes travaillèrent jusqu’à leur extrêmes limites puis étaient dirigés vers les chambres à gaz. Même la localisation du camp autrichien est omis dans le volume de la Deutsche Bank. L’entreprise de Farben à Buna était à Monowitz (Auschwitz III), pas à Birkenau. Le livre inclut une description considérable d’une journée de train de Berlin à Hambourg, rapportée en février 1948, par le directeur économique de la banque, E.W. Schmidt. Il était obligé de voyager dans un wagon bondé et obscur :  » Il est presque impossible de décrire les conditions inhumaines et de torture de ce voyage « .

Les historiens qui ont accepté des honoraires des corporations allemandes afin d’établir leurs souvenirs de guerre sont bien naïfs quant aux dangers que cela constitue. Les autres qui sont impliqués dans ces projets rapportent qu’ils ont vivement fait connaître leur besoin de conserver leur indépendance. Dans le cas de l’étude de 1998 pour la Deutsche Bank, l’équipe historique alla aussi loin que possible dans la rédaction d’un protocole dans lequel seraient établies les  » règles du jeu  » (ce protocole est aussi confidentiel). Il y a aussi un séminaire privé dans lequel les conclusions éthiques soulevées par leurs travaux sont examinées par quelques quinze historiens couramment employés par diverses ex-compagnies et banques nazis.

Malgré ces bonnes intentions, la recherche sponsorisée de ce type est ouverte à tout type d’abus. Les pressions sur les chercheurs qui acceptent de participer sont subtiles mais persuasives, pour ces raisons suivantes : (1) Depuis que se sont les firmes clientes qui sélectionnent les historiens, les participants ne sont pas vraiment d’accord d’y inclure les historiens qui sont critiques à leur égard. Tom Bower, qui dans son livre Blind Eye to Murder avait exposé les activités d’Hermann Abs, ne fut pas inclus dans l’équipe de chercheurs critiques de la Deutsche Bank. (2) Les universitaires invités à rejoindre les commissions historiques, largement payées, n’ont pas eu besoin de se faire mettre au pas. L’espoir d’un travail lucratif futur était suffisant pour modifier leur discours et leur emphase. Bower a relevé les commentaires sur le langage officiel euphémisé employé dans l’histoire de la Deutsche Bank en 1995. (3) Pressés par le manque de temps, les chercheurs extérieurs auront tendance à faire confiance à la documentation sélectionnée par les archivistes des compagnies. (4) Les historiens  » officiels  » sont aussi trop souvent soumis au secret. (5) Les Professeurs et les administrateurs universitaires ont de sérieux mobiles pour éviter d’offenser de gigantesques entreprises comme VW, Siemens ou la Deutsche Bank, dont les fondations pour l’éducation financent des communautés universitaires et autres donations.

Le plus important de tout est l’effet potentiel de distorsion du financement sur l’agenda des recherches, sur les écrits et sur l’enseignement. Supposons qu’un universitaire ait un sujet au choix entre deux aires ou pays différents. Pour quelques uns le coût des recherches sera pris en charge, des dons seront octroyés , et des postes d’enseignement seront disponibles ; pour les autres, il n’y aura pas autant de mesures prises. Naturellement, les plus dévoués ou les plus talentueux des universitaires auront tendance à aller où l’argent se trouve.

L’élément de propagande dans le travail institutionnel, comme celui de la Société pour les affaires de l’histoire et l’Institut bancaire de la recherche historique basés en Allemagne, consiste dans leur accent mis sur des sujets tout autres que ceux de la 2ème guerre mondiale. Cas similaire, la fondation anglo-allemande pour l’étude des sociétés industrialisées, dont le fondateur principal fut le Ministère Allemand des affaires étrangères, avait obtenu des subventions avoisinant les 100 millions de francs. ; il ne fut pourtant pas donné un centime, au regard de leurs politiques de compensation, pour la recherche ou des projets concernant le passé des entreprises allemandes et concernant notamment le travail esclavagiste. Selon la Fondation, le sujet  » ne correspond pas avec la définition des recherches prioritaires « .

L’histoire de la seconde guerre mondiale ainsi que la période d’après guerre en Allemagne est un sujet où la prédominance des fonds publics émanant du gouvernement allemand ou des compagnies est largement la règle. Les problèmes de l’attribution irrégulière des fonds concerne aussi d’autres lieux. Les Universités sont un vaste champ de bataille pour la conquête de la définition de l’identité nationale britannique. La Commission Européenne a fait d’importants investissements dans des projets afin de créer un apprentissage de cours universitaires politiquement correct sur les institutions européennes. Les Départements de Politique et d’histoire moderne ont été généreusement pourvus par des professeurs et autres lecteurs fidèles de Jean Monnet. Combien en sont des euro-sceptiques ? Les Professeurs  » Jean Monnet  » sont tenus de participer à des cercles de réflexion sur des sujets tel que l’Euro. Selon la Comission Européenne,  » grâce à la contribution de ce réseau, la communauté scientifique et la société civile ont été encouragé à participer au débat sur les défis du calendrier européen « .

L’échelle du  » Projet Jean Monnet  » est gigantesque. Il y a près de 409 chaires universitaires Jean Monnet aux Etats-Unis, et 90 en Angleterre. Depuis 1990, le programme a soutenu 1722  » nouvelles activités d’enseignement « , y compris des cours universitaires et des modules sur les études européennes. Cent quarante-six initiatives (dont trente-neuf chaires) ont été consacrées à l’histoire de l’intégration européenne et 348 sur les études politiques européennes. Il y a un fond spécial pour la recherche sur  » le souvenir des personnes qui ont construit l’Europe « .

L’ » Europaeum « , qui lie Oxford avec un certain nombre d’universités, a été établi avec des fonds privés avec l’objectif avoué de créer une élite pro-européenne. Il ne semble pas qu’il y ait un tel équivalent dans le financement anti-fédéraliste.

Il y a une lutte financière entre pro-européens et Atlantistes, dans laquelle un combat d’arrière garde concernant la fondation d’Etudes Américaines a eu lieu. La Commission Fulbright a conduit des cours d’initiation sur les Etats-Unis dispensés dans des universités anglaises. Avec l’aide de l’argent de Mellon, un centre majeur d’études américaines est en train d’être construit à Oxford.

Les études sur le Moyen-Orient sont dominées par une lutte d’influence académique entre les intérêts arabes et israéliens. Il y a un certain nombre d’universités en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis où la rivalité entre financement arabe et israélien ou plutôt juif de l’enseignement est telle que des cours distincts sont donnés sur le conflit israélo-arabe au sein de la même université. Il y a quelques années, les diplômés de l’Université de Georgetown de Washington, avouèrent franchement qu’ils écrivaient leurs dissertations en présupposant que leurs notes seraient fonction de l’interprétation la plus appropriée sur les origines du conflit des Six-jours en fonction de l’origine arabe ou israélienne du professeur. Ces cas fournissent évidemment une intéressante expérience éducative. Néanmoins, cela illustre comment les cours dispensés dépendent de la collecte de fonds, et pas seulement de critères académiques.

Quelques intellectuels universitaires ont montré une certaine adresse à enrichir leurs institutions en jouant les deux parties l’une contre l’autre. Le problème académique est que de vastes champs d’étude qui ne bénéficient pas de riches ou de financements extérieurs sont ainsi négligés. La pauvreté en Europe de l’Est, combinée avec la fin de la Guerre froide, a rendu plus difficile la consolidation des recherches sur les anciens pays satellites de l’URSS. A l’opposé, les études sur certains pays du Moyen-Orient fleurissent, et de magnifiques immeubles sont érigés en institut en toute dévotion.

Les financements étrangers et le sponsoring des entreprises semblent immuables. Correctement gérés, ils ajoutent du pluralisme et de la prospérité à la vie académique. Mais des gardes-fous sont nécessaires, spécialement quand les études sur les champs controversés de l’histoire moderne et de la politique sont concernés.

Bien que les fonds étrangers soient bienvenus, ils ne doivent pas devenir la seule ou la principale source d’argent. Les gouvernements britanniques ont eu tendance à négliger leurs propres responsabilités financières. Ceci s’applique à l’histoire moderne comme à la recherche scientifique.

Cela nécessite que les sources de financement soient transparentes. Le Comité sur le niveau de la vie publique (le Comité Neill) a proposé la révélation et la régulation des dons attribués aux partis politiques britanniques. Les donations pour les recherches politiques universitaires a sans doute eu un impact aussi important auprès de l’opinion publique que les cadeaux attribués aux partis politiques. Il est raisonnable de demander un complément parallèle de règles concernant les contributions allouées aux institutions académiques. Si un historien a reçu des indemnités ou des honoraires d’une institution partenaire cela est significatif pour des lecteurs soucieux d’évaluer le produit.

Finalement, la communauté académique a besoin d’établir des codes de conduite pour ses membres dans le plus grand intérêt du public. Il devrait autant que possible être ouvert aux termes des rendez-vous des commissions historiques (y compris les arrangements financiers). Lorsque l’accès exclusif aux documents ou aux données scientifiques est impliqué, il doit y avoir des règles afin que les trouvailles soient vérifiées ou dupliquées de manière indépendante. Des codes de conduite ne devraient pas être sous la seule responsabilité des administrations universitaires mais par des bureaux indépendants composés de membres représentant une section mixte d’universitaires voire de personnes de la société civile.

» L’histoire à vendre  » est une phrase émotive et bien trop simpliste. Ce ne sera qu’en faisant face aux dangers qu’il sera possible de les maîtriser.

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Title: Selling the past, the dangers of outside finance for historical research 
Author: Michael Pinto-Duschinsky 
Source: TLS October 23 1998 
Book Review:  » Fundraising and the Holocaust : Gert-Rudolf Flick’s contribution to Oxford University  » 
Author/Book: Alan Montefiore & David Vines 
Translator: Cyril Ceccaldi 
Date of translation: 15.01.99

 

url de l’article:

http://www.periwork.com/peri_db/traduction_db/2002_June_21_10_44_41/

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